Les avantages du coaching en marchant

Vertus du balado-coaching
Nous souffrons du manque de nature. Le coaching en marchant lutte contre l'inaction et nous connecte à l'essentiel pour gagner stabilité, ancrage et harmonie.

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La marche pour se reconnecter à la nature

De nos jours, environ 40% de la population ne marche pas du tout. Et au global, la moitié marche moins de 4 min par jour (cf sources). Le développement de la marche à pied quotidienne est un sujet encore peu abordé. Il émerge car il se trouve au cœur des enjeux écologiques, économiques, urbains, sanitaires et sociaux. En effet, les contraintes sanitaires liées à la Covid-19 nous incitant à la créativité, travailler en marchant se répand, que ce soit pour faire une réunion ou un coaching. 

« C’est le propre de la marche d’offrir un contraste saisissant entre une expérience finalement très pauvre – mettre un pied devant l’autre…- et en même temps très riche. Elle peut devenir une prise directe avec l’immanence, l’instant présent et la possibilité d’un émerveillement face au monde et à la vie. » (F. Gros. Marcher, une philosophie)

La population de France et de Belgique souffre en grande partie du syndrome de manque de nature, dite DND (Nature Deficit Disorder). Le phénomène se caractérise par l’apathie ou l’hyperactivité. En plus, si l’on est de nature hypersensible, comme moi, il peut exister un réel mal-être à vivre en ville, aussi belle soit-elle, du fait de l’agitation, à prendre les transports en commun avec toutes ses sollicitations émotionnelles, olfactives et auditives ou à subir le stress du trafic routier.

Le meilleur remède est de faire le plein de nature lors de séances de marche en forêt, dans un parc, ou au bord d’une rivière et de lacs. Le chemin de promenade est propice à la contemplation autant qu’à l’analyse sur un mode ressourçant. Personnellement, j’ai commencé à faire des câlins aux arbres il y a quelques années et cela me procure toujours un sentiment de relâchement et de bien-être, de connexion avec l’arbre autant qu’avec moi-même que j’en redemande à chaque fois que je vais en balade! Résultats: on se sent apaisé.e, calme, en contact avec soi au travers du contact avec la nature, ressentant pleinement la valeur de la vie. Cela permet de s’éloigner des petits tracas actuels et de faire émerger une sagesse riche en enseignements qui peut poser les bases de nouvelles habitudes bénéfiques.

“Toute transformation, toute évolution durable, d’une personne, d’un groupe ou d’une organisation, s’initie dans une suspension d’un mouvement en cours, des activités ou des manières de faire les plus habituelles.” (*)

Pourquoi proposer un coaching en forêt ?

Lors d’une session de coaching en marchant, le cheminement intérieur de la personne se met en phase avec son cheminement extérieur, que ce soit du dedans vers le dehors ou du dehors vers le dedans. Je suis convaincue du lien, de l’effet miroir, entre l’intérieur et l’extérieur : la vie est un processus de création de soi, qui se fait en s’exprimant, c’est-à-dire en mettant notre soi à l’extérieur. La marche en forêt permet un meilleur alignement entre le mouvement réalisé et nos pensées, une authenticité dans l’action grâce à l’expression spontanée de notre couleur propre.

La pratique de la marche nous connecte à l’essentiel. C’est une façon de lutter contre l’inaction, autrement dit de remettre du mouvement dans ce que l’on vit. Pratiquer le coaching en marchant permet de gagner en stabilité, ancrage et harmonie, et incite à l’éveil de notre conscience corporelle. Et en forêt, notre verticalité procure une sensation de force: se sentir arbre parmi les arbres.

Or, la majorité d’entre nous souffre d’un déséquilibre dans cet échange entre notre monde intérieur et le monde extérieur. Cela peut prendre différentes formes : difficulté à connaître son potentiel; difficulté à déployer et assumer sa singularité; difficulté à s’offrir et à se laisser recevoir; difficulté à s’écouter à prendre soin de soi sans culpabiliser, à reconnaître et affirmer ses besoins et ses désirs; difficulté à se tourner vers son monde intérieur, et donc à se relier au vivant; etc. “Pourtant, quand elle est librement vécue et assumée, la reliance entre l’intériorité vivante et les actions extérieures est d’abord un puissant facteur de santé et d’épanouissement pour soi et pour autrui.” (*)

Pour moi, tous les êtres vivants sont reliés et les mouvements des uns font écho à ceux des autres dans un échange perpétuel. Ce lien invisible qui nous unit peut être source de vitalité ou non selon la manière dont nous accueillons le monde au dedans et celle dont nous nous engageons à agir au dehors.

“Et ce qui est vrai pour notre environnement humain vaut aussi pour notre environnement naturel : la nature ne nous est pas extérieure, même si notre espèce se comporte comme si c’était le cas. L’être humain et la terre qui le porte, l’air qu’il respire, les paysages qui l’entourent, l’univers entier dont il est une infime partie, sont reliés ; par la danse entre le dedans et le dehors, ils se nourrissent et se rendent mutuellement meilleurs. Vivre cette danse (et pas seulement la connaître), l’éprouver au cœur de son corps, la sentir respirer en soi, l’habiter et l’incarner avec conscience et responsabilité, peut aider à faire entrer dans l’esprit collectif à quel point nous avons notre part à prendre dans le devenir de la terre et, donc, de l’humanité.” (*)

Dans mon 1er article de blog (2021: L’action après l’introspection), j’évoquais l’image des mouvements de la méduse pour symboliser ceux de la Vie vers le dedans et vers le dehors, en alternance. De même, nous, êtres humains, avons cette liberté d’avoir recours à ces mouvements, soit vers le dedans, soit vers le dehors en fonction de nos besoins ou de ceux de l’environnement. Le mouvement vers l’intérieur nous recentre, rassemble nos forces et “nous ancre dans notre profondeur pour y puiser le sens de nos réalisations extérieures. (…) Se tourner vers le dehors nous permet de nous accomplir et de nous réaliser, d’exprimer nos talents, de partager avec autrui et de participer à la vie sociale. (…) Tout mouvement intérieur demande donc un espace extérieur pour l’accueillir, lui donner forme et lui répondre, le féconder.”(*) 

Dans un cadre de coaching, cet espace extérieur est à la fois le coach, dont le rôle est d’accompagner la personne dans son cheminement intérieur, et l’environnement choisi pour accueillir la session, que ce soit un cabinet de consultations ou l’environnement naturel dans lequel vont marcher les deux partenaires: forêt, parc… Autant bien choisir les deux pour retirer un maximum de leurs potentialités ! 

“It’s your road, and yours alone. Others may walk it with you, but no one can walk it for you.” Rumi

“C’est votre chemin, à vous seul.e. Les autres peuvent vous y accompagner, mais personne ne peut marcher à votre place.”

(*) Extraits du livre de Eve Berger-Grosjean : “Retrouver l’intelligence du corps – Une urgence dans nos organisations et nos modes de vie”.

Marie Gillet

Marie Gillet

J'accompagne votre développement personnel et professionnel, pour que chacun.e incarne son mouvement intérieur en harmonie avec le monde extérieur.

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