9 compétences à développer dans un monde VUCA

Compétences à développer dans un monde VUCA
Les évolutions économiques et sociales (nouveaux modes de travail et de vie), combinées à la crise actuelle du Covid, et à l’urgence grandissante d’agir en faveur de la planète et de la poursuite de la vie sur Terre, exigent de nous des compétences accrues d’adaptation, pour vivre et travailler avec succès et satisfaction dans un monde en perpétuels mouvements. Pour nous aider à changer d’attitude, et si nous allions voir du côté des compétences interculturelles?

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Ces compétences concernent: 

  • tous ceux qui veulent du changement dans ce monde, qui souhaitent œuvrer ou qui œuvrent déjà pour le monde de demain;
  • les managers, directeurs d’équipes, dirigeants d’entreprise et responsables des RH;
  • mais aussi les pères et mères de famille qui éduquent les jeunes générations et parmi lesquelles nous trouveront les leaders de demain.

Vivre et travailler dans un monde VUCA

Nous vivons dans un monde dit “VUCA”. L’acronyme VUCA pour Volatility, Uncertainty, Complexity, Ambiguity a été introduit par le US Army War College dans les années 90, pour décrire le monde après l’effondrement de l’URSS. Un monde devenu multilatéral, plus volatile, incertain, complexe et ambigu.

  • Les projets deviennent volatiles, les priorités et stratégies changent rapidement.
  • La visibilité à moyen terme n’est pas seulement incertaine, elle devient inconnue.
  • La complexité des interactions, des facteurs d’influence et des acteurs est la norme.
  • L’ambiguïté est désormais la règle et non plus l’exception.

Dans un environnement économique devenu VUCA, l’incertitude n’est pas un problème à mettre sous contrôle, mais un levier d’innovation et de performance. Et pour que cela soit le cas, nous devons adapter nos comportements.

Et en cette période de crise que nous traversons, il peut être difficile de s’adapter sur les plans personnel, professionnel et familial, aux conditions et aux défis que présente le fait de vivre et de travailler dans des conditions économiques, sociales et environnementales en bouleversements. Le télétravail s’étant à ce point développé, voire imposé, les frontières entre vie privée et vie professionnelle se sont réduites. Les burnouts, déjà bien accrus avant le Covid, poursuivent leur multiplication. Le digital et les nouvelles technologies sont parmi les secteurs qui s’en sortent le mieux. Le temps sur écran a décuplé, non sans conséquence sur la santé physique et mentale des personnes. La conscience écologique de la population augmente raisonnablement, etc… 

On a beaucoup parlé cette dernière année du “Monde de Demain” tant attendu. Ce monde-là se construit aujourd’hui et est très exigeant. Il nous demande des capacités d’adaptation grandissantes, de la flexibilité, de l’agilité, de la résilience (mot à la mode, mais ce n’est pas pour rien), de la coopération, de la créativité et de l’innovation, etc. Le monde d’aujourd’hui évolue dans ses valeurs et dans ses habitudes. Nos modes de travail sont en plein bouleversement. On parle depuis longtemps de RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises), on parle aujourd’hui de plus en plus de QVT (Qualité de Vie au Travail), d’intelligence collective, de mobilité de l’emploi et de quête de sens, etc… 

Compétences de demain
Nouveaux modes de travail: plus collaboratifs

Vivre et travailler ensemble autrement

En fait, nous avons besoin de (ré)apprendre à vivre et travailler ensemble… autrement:

  • La compétition n’est plus affichée comme le seul apanage des plus forts: on commence à réaliser qu’à ses côtés se trouve la coopération, championne de la durabilité (cf le livre de Pablo Servigne et Gauthier Chapelle: “L’entraide, l’autre loi de la Jungle”).
  • L’intelligence collective est devenue un domaine de compétences à part entière, et un métier qui se développe, de plus en plus utile pour faire fonctionner les équipes efficacement.
  • Différentes approches en matière de dynamiques collectives sont nées depuis les années 1980 afin de renforcer le “travailler ensemble”, telles que l’Appreciative Inquiry, à laquelle je me suis formée, qui prend le parti de faire grandir ce qui fonctionne déjà en soi, dans une équipe ou au sein d’une organisation, ou la thérapie sociale, qui vise à aider les membres de groupes à mieux travailler ou vivre ensemble, partout où les gens n’y arrivent pas et doivent le faire.
  • Les méthodes de travail agiles se sont bien répandues. Elles prônent une organisation de travail en cycles courts, et permettent aux équipes de développement de gérer un produit de manière souple, adaptative et itérative. La méthode agile permet d’adapter l’évolution du produit ou du service au plus près des besoins clients.
  • Les neurosciences mettent en lumière toute une palette de fonctionnements cérébraux diversifiés constituant notre neuro-diversité, au demeurant passionnante! 
  • Etc…

Bref, sans toutes les nommer, ces évolutions, combinées à la crise actuelle du Covid, et à l’urgence grandissante d’agir en faveur de la planète et de la poursuite de la vie sur Terre, exigent de nous des compétences accrues d’adaptation, pour vivre et travailler avec succès et satisfaction dans un monde en perpétuels mouvements. 

Alors, quelles compétences devrions-nous développer pour le monde et l’emploi de demain?

Selon moi, une source d’inspiration vraiment intéressante est la liste de compétences interculturelles définies dans une étude canadienne publiée en 2001. Parce que pour (ré)apprendre à vivre et travailler ensemble autrement, il est nécessaire de changer notre “programmation interne”, à savoir nos références culturelles et les récits qui gouvernent nos actions. C’est là où les compétences interculturelles peuvent nous être très utiles: pour nous aider à changer d’attitude et d’état d’esprit! Einstein nous disait:

“La folie, c’est de faire toujours la même chose et s’attendre à un résultat différent.”

ou encore

“Aucun problème ne peut être résolu sans changer l’état d’esprit qui l’a engendré.”

Le profil de la PEI (Personne Efficace sur le plan Interculturel)

En l’an 2000, une étude canadienne de Thomas Vulpe et de ses collègues a vu le jour, basée sur des recherches empiriques étendues durant 50 ans. Cette étude a permis de déterminer les compétences, les connaissances et les attitudes nécessaires pour vivre et travailler dans une autre culture. Elle a su fournir une description détaillée des comportements des personnes qui réussissent à s’adapter à une autre culture. Or, c’est ce que l’on est en train de vivre dans cette transition de société: un changement de culture!

Alors qu’est-ce qu’une personne efficace sur le plan interculturel? Selon la définition de cette étude, c’est une personne qui est capable de vivre et travailler avec succès et satisfaction dans une autre culture.

Le profil de ses compétences sont décrites dans la publication de 2001 intitulée « Profil de la personne efficace sur le plan interculturel » (PEI).*

Un des facteurs que le Centre d’apprentissage interculturel utilise pour reconnaître une personne efficace sur le plan interculturel est la tolérance à l’égard des ambiguïtés.

Ce profil de PEI a trois attributs principaux : 

  1. la capacité de communiquer avec des personnes d’une autre culture dans le but de gagner leur respect et leur confiance, encourageant ainsi un milieu de travail propice à l’atteinte des objectifs professionnels; 
  2. la capacité d’adapter ses compétences professionnelles (techniques et managériales) aux besoins locaux liés aux conditions de travail et aux contraintes; 
  3. et la capacité de s’adapter personnellement pour être satisfait et globalement à l’aise dans la culture d’accueil.

Ces capacités ne sont pas suffisantes pour la réussite de projets interculturels. Cette réussite dépend en effet des trois facteurs clés suivants :

  • l’aspect organisationnel (c.-à-d. la façon dont la mission est définie, organisée, fournie et gérée);
  • l’environnement (c.-à-d. dans quelle mesure l’environnement économique, social et politique permet d’atteindre les objectifs de la mission);
  • les qualités personnelles et les compétences interculturelles des personnes impliquées.

Néanmoins, 9 compétences personnelles ont été identifiées, sur lesquelles nous pouvons nous inspirer de façon très pragmatique pour nous aider à nous adapter à un monde en constante et rapide évolution.

Les 9 compétences de la PEI (Personne Efficace sur le plan Interculturel)

9 compétences principales** ont été identifiées pour constituer ce profil de PEI, issues des actions observables et concrètes des personnes inter-culturellement compétentes:

  1. Des aptitudes d’adaptation
  2. Une attitude de modestie (humilité) et de respect
  3. Une compréhension du concept de culture
  4. Une connaissance du pays et de la culture d’accueil; 
  5. L’établissement de relations
  6. La connaissance de soi
  7. La communication interculturelle
  8. Des compétences organisationnelles;
  9. L’engagement personnel et professionnel.

Bien que les compétences des individus ne garantissent pas le succès, sans ces compétences, le succès global des projets interculturels serait rarement, voire jamais, atteint. Ils sont une condition nécessaire du succès.

Pour réussir cette transition sociétale, le changement d’état d’esprit et d’attitudes doit donc se faire collectivement. Plus il y aura de personnes ayant opéré ces changements internes, plus la transition se fera vers, je le souhaite, un monde plus résilient et agréable et davantage de soutien à la Vie dans son ensemble.

Posons-nous la question: “Si le succès ou l’échec de cette planète et des êtres humains dépendait de mon attitude et de mes actes, quelle serait mon attitude? Qu’est-ce que je ferais?

*Thomas Vulpe, Daniel Kealey, David Protheroe et Doug Macdonald, “Profil de la personne efficace sur le plan interculturel”, Centre d’apprentissage interculturel, Institut canadien du service extérieur, 2000.

**Je passerai ces compétences en revue plus en détail dans un autre article.

Marie Gillet

Marie Gillet

J'accompagne votre développement personnel et professionnel, pour que chacun.e incarne son mouvement intérieur en harmonie avec le monde extérieur.

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